18.09.2008
Anne et Stan sont sur un bâteau...
Ou sur des rails de trains. Ou sur un pont, dans un avion, un terrain vague ou dans le centre d'une ville.
Mais ils feront des photos l'un de l'autre, et seront ravis de les partager avec vous après le 25 octobre.
Merci Stan de partager un peu de ta science avec l'a-mateuse que je suis.
Le blog de Stan: http://stanphoto.lalibreblogs.be
12:05 Publié dans Tralala | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.09.2008
Les métalleux mélomanes, doux comme des moutons
Chers Lecteurs,
La petite dépêche de l'AFP que je viens de découvrir (voir ci-dessous) ajoute de l'eau à mon moulin lorsque je clame que le Heavy Metal, (dans sa variante Symphonique ou Progressive) n'est ni plus ni moins que de la musique classique des temps modernes. Lorsque vous éliminez les satanistes déclarés (type Marilyn Manson ou Dimmu Borgir) et les brailleurs faiseurs de bruits, dont l'écoute d'un seul titre vous fait l'effet d'avoir avalé d'un coup trois thermos de café (genreSepultura), il reste des vrais musiciens professionnels, sortis d'universités prestigieuses telles que Berkley (si l'on fait référence à Dream Theater) et des vrais chanteurs qui ont suivi les cours d'écoles d'opéra et dont la voix vous transporte dès les premières notes (tels Roy Kahn de Kamelot, ou Simone Simons d'Epica)
Le tri est difficile à faire, je vous l'accorde. Mais si vous aimez la virtuosité et les belles mélodies, si les riffs de guitare et roulements de batterie subliment vos émotions et si, en parallèle vous aimez Satie, Wagner, l'opéra et Ravel, nul doute que ceux qui s'en inspirent actuellement vous séduiront tout autant.
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LONDRES (AFP) - Amateurs de musique classique et fans de heavy metal ont plus en commun que les gens n'imaginent, selon une étude britannique publiée vendredi, qui établit un lien entre traits de caractère et goûts musicaux.
Comme les mélomanes, les fans de Metal sont créatifs et bien dans leur peau, selon cette étude menée ces trois dernières années par Adrian North, professeur de psychologie à l'université Heriot-Watt d'Edimbourg.
Ils partagent avec eux un "amour du grandiose", qui les prédispose à apprécier également certaines oeuvres de musique classique.
"A part leur différence d'âge, ce sont fondamentalement le même genre de personnes", assure le professeur North. "Beaucoup de fans de heavy metal vous diront qu'ils aiment aussi Wagner, parce que c'est grandiose, bruyant et exubérant."
L'étude montre aussi que, contrairement aux idées reçues, les amateurs de heavy metal ont plutôt un tempérament doux.
"Le public a toujours eu le stéréotype de fans de heavy metal déprimés et suicidaires, qui sont un danger pour la société et eux-mêmes. Mais ce sont des êtres très délicats", remarque M. North.
Selon l'étude, les passionnés de country sont travailleurs, ceux de rap sont sociables, et ceux de jazz ont l'esprit d'innovation et sont animés par une forte estime de soi.
"Nous avons toujours soupçonné qu'il existait un lien entre les goûts musicaux et la personnalité", a expliqué M. North. "C'est la première fois que nous avons été capables d'observer cela en détail. Personne ne l'avait fait sur une telle échelle auparavant."
Plus de 36.000 personnes dans le monde entier ont été interrogées dans le cadre de cette étude. Elles ont dû exprimer leur avis sur 104 styles musicaux et répondre à des questions portant sur leur personnalité.
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On s'offre quelques bons petits titres? Un petit Rhapsody of Fire, groupe de Metal italien épique largement inspiré de Vivaldi (de l'album Symphony of Enchanted Lands)
11:00 Publié dans Décibels | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : heavy metal, metal symphonique, metal progressif, dream theater, kamelot, adagio, mélomane
10.09.2008
Accélérons les particules !
Chers Lecteurs,
En vitesse: voici, remises dans leur contexte et expliquées clairement, tout un dossier relatif à la conversation que j'ai eue avec le gentil clochard de Bucharest hier au sujet de la création de trous noirs sur le site du Nouvel Obs. Vous avez sans doute été faire un tour sur la page analogue consacrée par la Libre à ce sujet. Le Vif y va de son commentaire ici, vous trouverez ici et là d'autres informations destinées aux profanes que nous sommes, et voici le clip réalisé par les physiciens décrivant le phénomène en vers et en rap. Stefen Hawking a parié (100 livres seulement) que l'expérience ne permettra pas de découvrir le boson de Higgs, le Graal du physicien. A suivre...
(PS: il y a vraiment des jours où on regrette que des gars comme Einstein ou Tesla ne soient plus de notre monde. Asimov ou Arthur Clarcke auraient eu, sans aucun doute également, quelques beaux commentaires à faire en la matière (hou ! facile le jeu de mots !)
11:30 Publié dans Tralala | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Accélérateur de particules, Boson de Higgs, CERN, Genève, LHC
Où es-tu, Dracula?
Chers Lecteurs,
Je rentre à l'instant de Bucarest, rien de terrible, juste un saut de même pas 24h00 pour visiter un client. Evidemment, lorsqu'on arrive à 2h00 du matin, qu'on visite son client à 10h00 et qu'on repart pour Bruxelles à 17h40, on a pas d'autre solution, si on veut ramener un peu plus que des souvenirs achetés à la hâte dans les boutiques de l'aéroport, que de se trouver un taxi sympa, autochtone de préférence, qui parle bien l'anglais pour vous emmener directement-pil-poil aux endroits à voir. Pas ceux qu'on montre dans les dépliants touristiques, mais là où les gens vivent leur vraie vie. Et aussi pour vous raconter ses souvenirs et vous faire la conversation.
J'ai eu de la chance: j'ai rencontré Mihai dans son taxi jaune,qui a accepté le deal: il a joué le guide, et il m'a fait voir le quartier Tzigane, où l'on côtoye une misère navrante, puis à quelques kilomètres de là, le quartier huppé, et dans les "must see", l'Ecole Militaire, l'Université, les différentes maisons de Ceausescu aussi.
Vous souvenez-vous, Chers Lecteurs, comment nous étions tous suspendus à nos petits écrans lorsqu'en 1989 le dictateur a été démis et il y avait ces images de la "Maison du Peuple", fraîchement achevée, symbole du pouvoir et de l'administration du pays, que les citoyens avaient investi...
J'ai vu cet édifice. Le vocable "Palais du Parlement" qu'on lui attribue à présent ne convient pas, c'est trop petit, trop modeste pour désigner ce monstre gigantesque où se réunissent à présent députés et sénateurs. L'ogre des Carpates laisse une empreinte indélébile dans l'histoire de l'architecture: nul mieux que lui n'aura pu projeter autant de sa personnalité dans une construction. Face à elle, on se sent petit, vulnérable, menacé. Cette magnifique et lourde structure impressionne, domine, écrase le passant sans doute autant que Ceausescu s'y appliquait. Mais il y a une sorte de splendeur dans cette démesure, et c'est ce qui nous pousse à lever les yeux sur elle pour l'admirer: vous trouverez quelques photos dans l'album "Bucharest", qui rendent bien peu justice...
J'ai demandé à Mihai ce que la révolution avait changé pour lui, dans son quotidien. La réponse a été sans surprise, comme celle de Yuri à Lviv ou de Miro à Ljubljana: avant, tout était garanti, logement, travail, nourriture. Et puis maintenant, plus rien n'est sûr. Oui, on est libre, on peut quitter son pays, aller où on veut quand on veut, lire la presse étrangère... Mais... plus rien n'est sûr. Mihai est tombé malade, après avoir travaillé 24 ans, une incapacité complète. Il recevait chaque mois son revenu minimum garanti par le gouvernement: 50 Euros par mois, une obole quand on sait que le loyer d'un appartement est de 300 à 400 Euros. Sa liberté, il n'en profite pas: c'est désolant. Une liberté sans argent et sans moyens, est-ce cela qui va nourrir ses enfants et payer ses frais médicaux? Tout comme dans les autres nations sortie du Pacte de Varsovie ou d'URSS, la génération qui a vu la chute du mur est sacrifiée aux besoins de la nouvelle économie. Et on se dit qu'on a de la chance d'être nés ici et maintenant...
Dans la rue, j'ai rencontré un clodo (vous le reconnaîtrez facilement à sa barbe sur la deuxième page de photos) qui m'a raconté dans un anglais impressionnant que demain à 10h00, des scientifiques et des physiciens tenteraient de créer un trou noir à Genève, et que Nostradamus l'avait prédit ! Il secouait devant mes yeux la page déchirée d'un journal roumain pour appuyer ses dires, les passants ralentissaient pour écouter notre conversation tout aussi surréaliste que le couple que nous devions former. Il a accepté de poser pour moi: je lui ai dit que sa photo serait vue par plein de monde.
Bucarest, Chers Lecteurs, c'est aussi une histoire de câbles; il s'agit probablement la ville où il est le plus ardu de vouloir photographier une façade tant les fils électriques abondent, c'est tout bonnement impressionnant. Il faut aussi que je vous dise que les filles sont très jolies, que circuler en bagnole en ville relève de l'exploit et que les transports en communs sont pas terribles (du moins, il n'auraient pas pu m'être utiles). D'autre part, n'achetez pas de Dacia, il paraît que ça tombe toujours en panne et que la carosserie ne vaut rien.
Il faut admirer l'iconographie locale, fine et lumineuse, et aussi apprécier le fait que la plupart des gens qui ont croisé mon chemin ces dernières heures connaissait l'anglais ou le français et m'ont renseigné en souriant lorsque j'errais à pieds au centre de cette grande ville. J'espère avoir pu rendre par mes photos un peu des contrastes que présente cette capitale européenne que je ne connaissais pas du tout, et que je ne connais toujours pas, d'ailleurs. Je vais me débrouiller pour y retourner et jouer les vraies touristes, quelques jours en décembre ou en février prochain: j'ai emporté plein de questions et de curiosité avec moi.
Ah oui. J'ai vaguement espéré rencontrer Dracula et j'ai laissé la fenêtre ouverte pour dormir au cas où, mais vous vous en doutez, il est pas venu. Tant pis !
L'album photo de Ljubljana est ouvert mais il n'y a que 6 photos (mon appareil m'a lâchée), là aussi j'avais dû visiter la ville au pas de course :-( Cette jolie petite capitale a des airs de Zürich.
Prochaines destinations: Kiev, Tchernobyl, Ternopil et Lviv en octobre, Munich en novembre et puis c'est Bruxelles jusqu'en janvier. Mais là, je prendrai des vraies vacances, dans mon futur pays d'adoption: la Nouvelle-Zélande.
(PS: photo ci-dessus: Wikipedia)
Je vais finir la soirée en écoutant Arid en live au Belzik festival: Too late, tonigh...
00:15 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, bucarest, ceausescu, dracula, arid
05.09.2008
Ces Français qui se mêlent des histoires belges.
Chers Lecteurs,
J'ai fait une découverte surprenante hier, lorsqu'au cours de mes pérégrinations, j'ai trouvé un forum fréquenté par des francophones qui ont a déjà tué et dépecé la Belgique pour... refiler la Wallonie à la France. En gros, ces participants à la "Vox Latina" semblent être le pendant francophone du Vlaams Belang qui s'accroche à sa langue et à sa culture comme si sa vie en dépendait. Du nationalisme linguistique donc, une fois de plus.
On pourrait comprendre leur impatience de s'approprier notre magnifique et prospère petit bout de territoire (c'est pour rire) si toutefois ils ne démolissaient pas nos institutions à coups de massue préhistorique, si ils ne méprisaient pas le Borain "pourri", ou le Bruxellois hautain et prétentieux. On y refait l'histoire: on compare notre question royale au Kosovo, Pétain était un peu sénile, il faut lui pardonner. Léopold III par contre n'a aucune excuse, il aurait fallu le condamner à mort pour avoir passé la guerre dans une jolie prison allemande et pour avoir rencontré Hitler deux fois au cours de la guerre. Dans le même ordre d'idée, la résistance belge était inexistante et notre gouvernement exilé en Angleterre... enfin bon, arrêtons là les inepties révisionnistes: je ne pensais pas qu'on puisse trouver encore ce genre d'opinion de nos jours, et pourtant...
On se demande donc pourquoi ils tiennent tant à faire une OPA sur la Wallonie, si tout y est... pourri... et on se demande quel camp ces belgo-français qui les soutiennent choisiraient en temps de guerre, lorsqu'on les voit jouer allègrement le jeu de la réthorique de ces Français qui, forts de leur supériorité territoriale, prétendent annexer notre mouchoir de poche.
Le Belge lambda refusant de renier son identité pour adhérer à leur délire est baptisé "Belgicain", et cette stupide communauté de Wallons qui ne voit absolument pas pourquoi elle deviendrait Française un jour peut même y recevoir des leçons de Gaullisme (ils n'ont rien de plus récent en magasin en matière de philosophie, manifestement) ou de psychologie: vous êtes "Belgicain", donc forcément complexé et idiot. Ici comme partout, le mépris et l'insulte deviennent les arguments principaux des communautés à bout d'arguments.
Sur cette toile, donc, les Flamands séparatistes ont des alliés français et belgo-français qui haissent leur pays autant qu'eux mais pour d'autres raisons, et attendent impatiemment de pouvoir aller voter pour Sarko. Oui, ça existe.
J'ai vite quitté ce nid de prophètes à la petite semaine. Mais je conseille vivement aux rattachistes de tous poils de s'y précipiter: ils pourront y louer les bienfaits de la république et cracher à loisir sur ce petit pays qu'ils haissent. Quant aux autres, un petit tour là-bas quand on a du temps à perdre peut faire sourire, voire rire. Sauf si vous êtes Flamand: là, vous ne serez pas le bienvenu. Ca méritait bien un peu de publicité.
08:50 Publié dans Pauvre monde | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rattachisme, france, belgique, wallons, Vox Latina
02.09.2008
Milieux financiers: Pouvoirs exécutif et judiciaire?
Chers Lecteurs,
Les chefs d'Etat européens se sont réunis hier à Bruxelles, histoire de discuter de ce qui se passe en Géorgie. Vous allez me dire, il était temps. Ca fait combien de temps déjà, que Poutine squatte la Géorgie? Il avait pas promis à Sarko de déménager au plus vite? Mais il ne l'a pas fait ! En plus, en chemin, ses troupes ont oublié plein de trucs: de la dynamite sous des ponts, des mines sur des rails de train... Qu'est-ce qu'on va faire? Comment lui taper sur les doigts sans lui faire trop mal parce que malgré tout, il nous tient par les couilles avec son gaz !
Les milieux financiers "préviennent d'emblée leurs gouvernements de toute mesure précipitée visant à isoler économiquement la Russie. Par exemple, la compagnie énergétique allemande E.ON Ruhrgaz a averti que le fait de discuter de sanctions ou de la création d'un 'fonds de réserves de gaz' pourrait provoquer une forte augmentation des tarifs en Europe" selon RBK Daily cité par le Courrier International. "A long terme, la Russie devrait être punie plus par les marchés que par d'éventuelles sanctions. Les prêts aux entreprises privées russes sont montés en flèche alors que la dette publique s'est réduite et, désormais, les conditions pour de tels prêts deviennent plus dures" publie le Financial Times, cité par la même source.
En d'autres termes: vous précipitez pas, touchez à rien, on s'occupe de tout, nous, les hommes d'affaires. Tout ira bien vous allez voir: on va faire les méchants, on va gratter un ou deux pourcents de plus ici ou là ( - on va quand même pas arrêter de faire du business, quand même !) et on va s'en mettre plein les poches. A votre santé, petit peuple de prolétaires européens! Quant aux Géorgiens, faut avouer que oui, on s'en fiche un peu.
Non, aucune sanction sérieuse n'a été prise contre Poutine.
Chers Lecteurs, n'êtes-vous pas inquiets? Allons-nous assister à un second Anschluss d'autant plus flagrant que Moscou va jusqu'à nier l'autorité d'un président démocratiquement élu à la face de tous? Géorgie, second Tibet à court terme.
A propos de couilles, les seuls qui semblent en avoir, en l'occurence, ce sont une fois de plus les Etazuniens. Le Babouin qui sert de président à cette République Bananière de l'ère financière a envoyé un destroyer rempli d'aide humanitaire à Poti, en Géorgie (accompagné de soldats et de munitions, n'en doutez pas une minute). Si sale boulot il y a, l'Uncle Bush aura un prétexte rêvé pour planter une petite base militaire comme ils en font pousser un peu partout dans le monde. Eux aussi, ils ont du mal de déguerpir quand il le faudrait.
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Il y a une dizaine d'années d'ici, j'avais une autre vie, une autre ville, et un autre job. La musique du spot publicitaire, à l'époque, une composition de Karl Jenkins, avait attiré notre attention. Je m'étais procuré tous les CD de la formation "Adiemus", qui interprète ses oeuvres, et je les ai toujours. Les écouter me replonge au cours de ces années troubles-gaies-tristes, mais à vos oreilles, elle sonnera comme quelque chose de doux et léger.
22:50 Publié dans Pauvre monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Géorgie, Moscou, Poutine, Sanctions, guerre, commet européen
01.09.2008
Cendrillon?
Chers Lecteurs,
J'ai la nostalgie de mon enfance au point de toujours aimer barbouiller les murs. Le plus difficile, ce n'est pas de peindre, non. Le plus difficile, lorsque vous avez été bien élevé, c'est de balancer un coup de pied à votre belle éducation et au principe sacré que nos mères nous ont inculqués: "On ne dessine pas sur les murs" !
Ah ouais? Et pourquoi pas?
En effet, Chers Lecteurs, je n'ai pas trouvé de bonne raison pour ne pas sauter le pas entre le formatage effectué durant l'enfance, et pour ne pas assouvir ma légitime envie de couleurs sur ces murs tristes et blancs. Prout, je dessine dessus !
Deux arbres extra-terrestres ont déjà envahi les murs de la salle à manger. L'un d'eux vous regarde avec ses multiples yeux ronds équarquillés, l'autre, réalisé par Pounette, joue aux Arlequins. Il y avait encore un bel espace à combler, j'ai eu une envie subite de le gribouiller et pour me conseiller, je ne pouvais rêver mieux que de m'adresser à... Cendrillon. (C'est la fille, là, sur la photo).
Et bien ma Miss, elle est toute douce et toute ronde, elle a des yeux qui pétillent en permanence, des sacs et des chapeaux marrants. C'est une artiste, voyez-vous? Elle a étudié aux Beaux-Arts et tout et tout, elle est à la fois "vendeuse" dans un magasin de loisirs créatifs à Tournai, prof pour adultes handicapés, restauratrice de château, metteuse en scène de théâtre, décoratrice de vitrines, coach artistique,... bref, vous voyez le genre quoi (le genre qui-dort-pas :-), c'est une fille qui allie le bohème-chic à la sensibilité. C'est aussi ma fée à moi, parce que quand j'étais pas bien, elle venait avec une baguette magique. Elle est aussi la marraine de ma petite fille.
Donc j'ai demandé à Cendrillon, puisqu'elle venait ce dimanche, d'apporter avec elle quelques belles couleurs d'acrylique, parce que j'avais un mur à décorer (Merci Phil pour ta patience !). Et elle a débarqué, avec deux sacs remplis de peintures et de pinceaux. Yooo !
Moi: Comment on fait un rond bien rond? Je voudrais faire un aquarium...
Cen: Tu le veux comme si il sortait du meuble?
Moi: Oui, c'est ça, juste là, mais regarde, mon trait n'est pas rond, là...
Cen: Attends je vais te montrer, il faut plus de souplesse dans ton mouvement...
Et puis, j'ai reçu plein de conseils, sur la manière de nuancer, de tracer, de mélanger les couleurs directement sur le support. On peignait chacune de notre côté, je lui ai confié les finitions d'un des arbres des murs du salon après qu'elle ait travaillé la grosse feuille mauve où se loge la grosse chenille verte. Je vous passe le détail de nos conversations très terre-à-terre, portant sur la taille du sexe de Cali, ou sur l'opportunité d'être soi-même à 100% et de ne dire que ce qu'on pense, quand on le pense. L'après-midi a filé comme une étoile, normal lorsqu'on est en compagnie d'une fée.
Si vous le désirez, vous pouvez, tout en écoutant Kamelot, jeter un oeil sur les photos prises par nous durant toute cette mémorable après-midi. Merci mille fois Cendrillon, j'ai pas fini de barbouiller les murs, je suis impatiente de remettre ça avec toi !
23:25 Publié dans Lettres d'amour | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture, cendrillon, sandra heindryckx, acrylique, fresque








