07.02.2010
Gay ou pas gay, is it the question ?
Chers Lecteurs,
Quelles polémiques autour de Mgr Leonard !
Entendons-nous bien: je ne suis pas catholique, même pas de culture, même pas en rêve, même pas baptisée. Je n'ai aucune sympathie pour l'auto-proclamée Sainte Eglise de Rome, ni pour son Grand-Patron tiarisé et momifié. Je trouve le Saint-Baratin on ne peut plus indigeste lorsqu'il s'agit de le confronter avec ce qu'il devrait transmettre, la source de sa foi: la Parole de Dieu, aussi appelée la Bible - confondue bien opportunément avec la toujours auto-proclamée Sainte-Tradition qui n'a plus rien à voir avec le message original. Déjà sur la question des pauvres, tiens... quand les coffres du Vatican regorgent de fric, que les ouailles les plus éprouvées crèvent la faim... et que Benoît Seize pète dans la soie... c'est déjà bien loin de ressembler à ce que Jésus a vécu... vous avez parlé d'imitation??
Donc, vous l'aurez compris, je n'ai aucune attirance particulière pour les corbeaux noirs, violets, rouges, armés de crucifix pour dispenser la doctrine romaine qui est tout sauf représentative de la simplicité dans laquelle vivaient Jésus et les premiers chrétiens qui ne s'embarrassaient pas de rituels ni de hiérarchies compliquées...
Mais comme le dit le proverbe chinois, il faut de tout pour faire un monde. Des blancs, des noirs, des jaunes... des cathos, des Témoins de Jévého, des musulmans. Des Raéliens, des athées, des hétéros, des homos...
Tiens ! Puisqu'on en parle ! Les homos...
Depuis quelques années, je me demande si on a encore le droit d'avoir un avis personnel sur la chose. Je sais, Chers Lecteurs, vous, bien-pensants, politiquement corrects, vous vous dites que la question ne vaut même plus la peine d'être débatue. L'homosexualité, on est pour. On trouve ça très bien, sous peine d'être catalogué réactionnaire, homophobe, intolérant, raciste sexuel, rétrograde, nazi, obscurantiste et j'en passe. Et puis, pour les homophobes c'est le tribunal. On ne rigole pas avec ce genre de choses... Faut vivre avec son temps, hein?
Vraiment?
Ben voilà. Tant qu'on est encore un peu en démocratie, je vais le dire: je trouve que le vieux Léo, sur ce coup-là, il est cohérent et il a raison. Doublement raison. L'homosexualité, ce n'est ni normal, ni chrétien.
(Levée de boucliers - mais comme je ne pars en croisade contre personne, j'm'en fiche si d'aucuns s'estiment attaqués juste parce que j'émet une opinion contraire à la leur sur des thèmes qui titillent l'émotionnel plus que la raison.)
Pas normal, en effet. C'est rien de péjoratif, c'est une constatation: l'homosexualité est un détournement de l'ordre naturel des choses, comme il en existe tellement. Il me semble d'ailleurs complètement absurde de voir que cette constatation puisse poser autant de problèmes: il est évident que depuis toujours, il faille un mâle et une femelle pour se perpétuer et se compléter. Un pénis et un vagin, des testicules et un utérus, des spermatozoïdes pour les ovules, c'est simple, basique, évident, et pour cette raison, personne ne pourra jamais me faire croire qu'il est normal et naturel d'être homo. Cette théorie est un mensonge, une malhonnêteté intellectuelle destinée à rassurer toute une frange de la population qui a posé un choix affectifs et sexuel différent de ce que la nature a prévu, et qui est sans doute incapable de l'assumer totalement si cette préférence n'est pas estampillée "Normal" par l'ensemble de la société.
Le paradoxe fait rage, un communautarisme se crée. On parle de "culture gay", "cinéma gay", "littérature, musique, art gays", et au moment où les homosexuels s'affichent ouvertement en public dans nos rues, les débats sur le mariage et l'adoption commencent à fleurir. Il s'agit de revendiquer sa différence, tout en cherchant désespérément à faire comme tout le monde ou presque, puisqu'à une époque où le mariage devient ringuard pour la plupart des hétéros, les gays entrent en guerre pour avoir le droit de convoler. Les jalons étant posés, l'imposture peut prendre forme: A force d'être comme tout le monde, le gay n'a plus rien de différent. De fait, donc, il est normal d'être homosexuel, et la boucle est bouclée.
Je suis pas d'accord. La loi me définit donc comme homophobe. Pas parce que je prétends discriminer les gays (qui ne sont ni plus cons, ni plus laids, ni plus méchants que les hétéros), ou parce que je veux leur imposer un mode de vie (chacun fait ce qu'il veut de sa vie et de sa sexualité) mais parce que mon opinion est contraire à celle à la mode en ce moment. L'homosexualité ne fait pas partie de l'ordre naturel des choses parce que depuis la nuit des temps, les êtres vivants ont été créés de façon à ce que mâle et femelle se complètent, toute la réthorique du monde étant impuissante devant cette constatation. C'est ce que j'explique à mes enfants quand on en discute, loin d'un prosélytisme ambiant de plus en plus malsain, de cette volonté de "sexualiser" nos jeunes à tout prix en banalisant dans les médias la pratique de ces choses qui, il y a peu de temps encore, avaient encore un sens un peu plus noble que la satisfaction d'un désir immédiat. "Nos corps ne sont pas des objets de consommation, ne le gaspillez pas en faisant n'importe quoi avec n'importe qui." "Certaines personnes sont homosexuelles, c'est leur choix, leur liberté, on doit les respecter. Mais ce n'est pas normal d'être gay, et si quelqu'un veut vous faire croire que ça l'est, il se trompe et il vous trompe."
Voilà, j'en ai assez dit pour me prendre un procès, Chers Lecteurs.
Mais revenons-en à Mgr Leonard qui, pour tenir ce même langage, se fait descendre en flammes par tout un tas de bien-pensants plus ou moins influents dans notre sphère politique. Madame Onkelynks herself n'hésite pas à prétendre faire intervenir l'Etat dans les affaires de l'Eglise pour faire taire cet insolent évêque qui remet en question le politiquement correct qu'on veut nous faire avaler. Ca m'a rappelé qu'en Iran, au Pakistan, au Soudan, en Arabie et, dans une moindre mesure, chez nous (sous le manteau - ou sous la burka? - entre deux mariages forcés) les homosexuels étaient pendus, lapidés, fouettés. Léonard, on lui filerait presque une tape dans le dos tellement il a l'air gentil comparé à ces illuminés en turban qui crient qu'Allah est grand. C'est plus facile de critiquer Léo, de le traiter de tous les noms: ça coûte rien, ça mange pas de pain, ça vaut son pesant d'hostie et surtout, c'est sans risques: c'est pas les cathos qui iront se faire exploser dans le métro en signe de représailles. Profitons-en donc. Mais ça serait bien si quelqu'un pouvait rappeler à qui de droit qu'on peut penser que l'homosexualité n'est pas dans la norme, tout en respectant les gays pour ce qu'ils sont avant tout: des humains. Et en corrolaire, que Léonard, voire son boss Ben 16, sont toujours plus sympas que les barbus prônant leur religion de tolérance tout en condamnant à des morts cruelles tout ce qui s'écarte de leur code de conduite. Ils diront sans doute que la Torah des juifs prévoit les mêmes châtiments pour ces mêmes déviances. Certes, Dieu exige des Siens un haut degré de sainteté. Mais c'est encore un Juif, un certain Jésus, qui a dit: "Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre".
A ceux qui se demandent sans fin si il est "chrétien" ou pas d'être homosexuel, la réponse est très simple: il suffit d'ouvrir une Bible.
On y trouve des réponses d'une clarté limpide. Ceux qui n'aimeront pas les entendre trouveront un tas d'arguments philosophiques ou historiques pour démontrer que les Apôtres et disciples voulaient en fait dire exactement le contraire de ce qu'ils ont écrits, et qu'il faut à présent vivre avec son temps. A ceux qui en arrivent là, il faut juste répondre que le christianisme est fondé sur les Ecritures. Si celles-ci semblent insupportables à certains, il est temps pour eux d'arrêter de prétendre qu'ils sont chrétiens, et de chercher dans une des nombreuses philosophies modernes à leur disposition celle qui conviendra le mieux à leur état d'esprit ou à leurs habitudes.
1 Corinthiens 6,9 : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni homosexuels… n’hériteront du Royaume de Dieu ».
1 Timothée 1, 10 : « La loi n’a pas été instituée pour le juste mais pour…. les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d’hommes, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine ».
Romains 1, 18-32 : … « Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement ».
Cohérence oblige. Au moins, sur ce point, Léo et Ben font leur job correctement en enseignant que christianisme et homosexualté ne font pas bon ménage, la "gay attitude" est certes un choix qu'on est libre d'assumer, mais qui ne sera jamais conforme à la nature. Il est à parier que qans quelques années, ceux qui seront encore de cette avis seront ceux-là mêmes qui seront discriminés, le délit d'opinion étant en passe de redevenir à la mode.
00:34 Publié dans Pauvre monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : homosexualité, homophobie, vatican, mgr leonard, elise catholique, culture gay, catholicisme, christianisme





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Commentaires
Salut Anne,
Comme je ne suis pas chrétien, je me fiche de ce que peut bien raconter Léonard que je range dans le même panier que tous les fondamentalistes religieux et comme je défend la liberté d'expression, je ne vais pas te faire un procès pour tes propos. :)
Par contre, je vais me permettre de soulever quelques doutes sur la pertinence de l'usage de certains termes comme "ordre naturel" ou "normal". L'un et l'autre sont en effet le fruit d'une construction strictement humaine.
L'homme a dépassé sa simple animalité et par conséquent ses pratiques sexuelles également. Réduire la question sexuelle à sa simple fonction reproductive revient à ramener l'être humain au rang de l'animal. Notons au passage que les comportements homosexuels existent également dans le règne animal. Parler d'"ordre naturel" n'est donc pas correct. Au mieux, on peut dire qu'il y a naturellement une majorité d'individus hétérosexuels.
Quant à la "normalité", elle a bien entendu évolué au cours de l'histoire humaine. L'homosexualité était parfaitement admise pendant l'antiquité par exemple. Et je te fais confiance pour trouver bien d'autres normes qui ont changé au cours des siècles.
Bref, à partir du moment où l'on reconnaît la liberté sexuelle aux individus, il me paraît contradictoire de juger de leurs choix...
Ecrit par : Un Homme | 07.02.2010
Votre raisonnement est correct. Mais... Que les homos ne doivent plus se cacher, il y a au moins un grand avantage : ils ne se marient plus pour cacher leur homosexualité. Combien l'ont fait croyant "que cela s'arrangerait" ou surtout pour ne rien dire à leurs proches. Et que de dégâts dans ces mariages...
Ecrit par : mado | 23.02.2010
Mado, un Homme, je n'avais aucune intention de laisser penser qu'il fallait discriminer les homosexuels encore une fois.
On dit en effet qu'il existe des comportements homo dans le monde animal, mais je n'ai pas encore trouvé où ni comment ces comportements ont lieu dans des sociétés animales équilibrées. De ce que j'ai pu lire d'ailleurs, l'homosexualité part d'un besoin affectif plus que sexuel...
L'homosexualité était admise pendant l'antiquité, en effet. La zoophilie et la pédophilie aussi (dans certains pays, on marie bien des fillettes de 8 ans). Ainsi que le cannibalisme chez certaines peuplades du Pacifique, ou encore les sacrifices humains, l'excision, et j'en passe...
Mais je suis pas du genre à penser que ce qui est admis ou banalisé est forcément bien, normal ou naturel.
Et si je reconnais à chacun le droit de faire ses choix, je me garde aussi la liberté d'avoir une opinion sur ces choix: il n'y a là aucun paradoxe...
Ecrit par : Anne | 25.02.2010
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