Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

21.03.2010

Mes gentils héros, mes gens biens

Chers Lecteurs,heros_marvel.jpg

Parfois il y des moments durs à avaler, la vie n'est pas toujours si belle, loin de là... Certains événements viennent à changer votre vision des choses, la valeur de vos relations, l'importance du temps... cette denrée si rare et si insaisissable qui fait que rien ne peut l'acheter. On apprend à recentrer nos priorités, ô combien...

Et puis, dans les moments durs, on est surpris d'avoir autour de soi autant de gens si gentils, véritablement gentils. Patients, attentionnés, de confiance, ... ils s'intéressent à vous avec sincérité, le temps passe et l'intimité se crée. Ils ne vous jugent pas, vous prennent tel que vous êtes... et deviennent inéluctablement précieux, chacun si attachants à leur manière, on a qu'une envie, c'est de les connaître mieux encore, on voudrait leur faire plaisir, tout en craignant leur déplaire car, ne tournons pas autour du pot: on échange des émotions, on les aime et c'est bon de partager un peu de leur vie, de nos vies, avec eux.

J'en suis d'autant plus fière fière que ceux dont je vous parle, ce sont de vrais héros qui, cicatrisés ou non, n'ont pas laissé les événements les aigrir. Au contraire, ils vont de l'avant avec un courage qui laisse admiratif, tout en gardant une spontanéité plutôt rare de nos jours. Autant de touchantes surprises sans cesse renouvelées dans les moments où on se sent un peu seul.

C'est à eux que je voudrais rendre hommage. Si l'un ou l'autre d'entre eux passe lire mes bafouilles, il se reconnaîtra peut-être. Ils ne sont pas classés dans un ordre précis, chacun a tellement d'importance qu'il laisserait un grand vide dans mon affection si il disparaissait. Voici donc l'histoire de quelques uns de ces gens gentils si précieux dont les sourires et la bonne humeur cachent des tristesses dont on ne se serait pas doutés. Le portrait de certains Monsieur ou Madame Toutlemonde qui m'entourent. Qui nous entourent.

Tout d'abord, il faut que je vous parle d'une jeune femme fantastique, un vrai cadeau du ciel. Si j'avais pu me fabriquer une petite soeur, je l'aurais faite tip-top comme ça, j'aurais juste peut-être juste ajouté un peu de confiance en elle. En effet, Chers Lecteurs, elle a du mal à croire que quelques kilos en trop ne peuvent en aucun cas l'enlaidir: il s'agit d'une très jolie jeune femme aux traits doux peu importe son poids. Avec un peu de mascara et de rose sur les lèvres, elle est absolument craquante.

Mais... ne vous y trompez pas: ma Miss, elle a du caractère. Et pour cause: elle a vécu de ces trucs qui font qu'elle n'avait que deux solutions: s'accrocher ou se perdre... Et elle s'est accrochée. A un âge ou moi, j'étais encore une grande gosse empotée (je n'ai pas changé?), elle a vécu des déchirures et une solitude de celles que personne ne mérite. Elle a fait preuve d'une intelligence remarquable pendant l'épreuve à un âge où le principal souci de la plupart d'entre nous est de s'amuser et de sortir.

Cette Miss a construit sa vie sur des ruines; là où d'autres se seraient sans doute contentés de camper, elle a fabriqué des briques. Des études, un mec qui en voulait, comme elle. Mariage, travail, bébé... Cette Miss a un parcours dicté par le courage, elle est un exemple de raison et de responsabilité pour moi. J'ai le bonheur de la côtoyer chaque jour, quelle meilleure compagnie pourrais-je rêver comme contrepoids à mes fantaisies? J'ai souvent honte de la contaminer avec mon stress.

Un autre de mes héros, c'est ce gars de Paris que je connais depuis pas loin de 10 ans et qui est, lui aussi, profondément bon et franc. On se voit si rarement... mais on se parle tous les jours au téléphone, au gré des affaires qu'on conclut au boulot. Travailler avec lui est un plaisir de chaque instant; c'est toujours simple, efficace et émaillé de déconnades. J'adore le scandaliser, voyez-vous? Exagérer ici ou là et rigoler, en avoir les larmes aux yeux parfois.

Il aime "sa petite femme", il ne s'en lasse pas, même pas après plus de 20 ans de vie commune. Elle est toujours aussi jolie qu'au premier jour et il y a une pointe de jalousie dans sa voix lorsqu'il dit qu'il reste sur ses gardes, pour que personne ne vienne la lui "piquer". Et puis, c'est une bosseuse elle aussi, elle a un bon job à responsabilités, et on sent qu'il en est fier. Ce qui doit pas être facile à porter au quotidien pour lui, et ce qui en fait un héros, pour moi, c'est le handicap mental et moteur dont souffre son fils, qui demande des soins constants probablement jusqu'à la fin de ses jours. Malgré tout l'amour qu'on peut y mettre, veiller sur un enfant si fragile, si dépendant est fatiguant, décourageant. Et pourtant, il ne se plaint jamais, mon héros: il est courageux, il prend ses responsabilités et il fait face avec enthousiasme. Il bosse, surveille les petits amis de sa fille et emmène sa famille en vacances chaque fois que c'est possible. Ce héros particulier véhicule des valeurs trop souvent oubliées de nos jours... J'ai pour lui une estime haute comme la Tour Eiffel.

Je connais aussi une Fée. Son héroïsme à elle, c'est d'avoir survécu à une maladie chronique qui a bien failli l'emporter. Quand on passe son enfance et son adolescence à se demander, entre deux crises d'asthme, de quoi allait provenir la prochaine allergie, il y a de quoi déprimer sévère. Supporter les effets secondaires des traitements à la cortisone, c'est pas triste non plus. Pourtant, elle a apprivoisé le mal, non seulement elle a tenu bon, mais elle est devenue une Fée pleine d'énergie et de fantaisie. Elle a des idées plein la tête, toujours un truc marrant à portée de main. Elle sait fabriquer des chapeaux et se promène avec des sacs à main qui font sourire. A elle aussi, sa gentillesse est gratuite et facile. Son sens de l'inattendu en font définitivement une personne à connaître, encore un autre cadeau du ciel. Je lui souhaite de trouver le Prince Charmant qu'elle mérite.

Evidemment, je dois également citer ce gueux miséreux qui survit avec sa famille, dans un dénuement que ses voisins ne soupçonneraient pas non plus. Rage, frustration, sentiment d'impuissance, honte, désespoir, solitude,... je n'ose imaginer les émotions qui doivent le traverser quotidiennement lorsqu'il compte ses euros et ses provisions. Une angoisse perpétuelle si humaine qu'il ne supporte qu'avec l'aide de Dieu. Ce héros là, il est impressionnant de courage lui aussi, même quand sa santé s'y met elle aussi à causer des soucis. Il garde le cap, s'autorise quelques moments de blues parfois, un peu d'amertume et quelques sarcasmes aussi, et puis c'est reparti. Tout en supportant les innombrables tracas que peut provoquer la pauvreté, il met un point d'honneur à aimer son prochain et à être disponible dans les moments durs. Toujours disposé à prodiguer un conseil, à vous rassurer ou à vous botter le derrière quand vous déconnez, ce noble gueux tourné vers les autres mériterait pas mal de médailles, de celle de la patience à celle de la constance. Sans oublier celle de la dignité.

C'est impressionnant, Chers Lecteurs, le nombre de héros altruistes et anonymes qui gravitent autour de moi. Ils ne se limitent pas à ceux que je viens de vous décrire, loin de là, il faudrait pouvoir parler aussi des gens bien qu'on connaît moins bien mais qui eux, vous connaisse assez pour vous procurer ce dont vous aviez besoin à un moment clef, que ce soit du réconfort à la sortie d'un McDo alors que tout s'écroule, ou la copie de ce CD que vous cherchiez depuis longtemps...

Je suis gâtée de les connaître tous, ils me donnent de sacrées leçons de vie parfois. Par exemple, je viens d'en recevoir une magistrale de la part d'un gars que je connaissais depuis longtemps, et qui en avait dans le pantalon. Le thème était assez complexe, on pourrait résumer en: "Comment lutter avec acharnement contre une maladie pénible et fatale sans lâcher la moindre plainte injustifiée".

A présent j'en prends une autre de la part d'un gamin dont je suis très fière. Cet adorable ado adoré, de l'étoffe dont on fait des gentils héros lui aussi, est en train de me montrer "Comment surmonter bravement le décès de son papa". Mais tout ça, ça serait trop long à vous raconter...

Je remercie Dieu pour ces gentils héros qu'il a mis sur ma route, pour ces gens qui gardent le coeur ouvert et plein d'espoir pendant les traversées de déserts. Ils sont sacrément forts, c'est pas n'importe qui. J'espère pouvoir leur montrer à tous à quel point ils sont importants pour moi, et toute l'estime et l'admiration que j'ai pour eux.

28.10.2008

Cher et Tendre époux...

Chers Lecteurs,

Il y a un truc que je vous avais jamais dit... c'est que dans un passé lointain, dans une autre galaxie, quelque part, j'ai été mariée. Avec un vrai mari. Et puis, vous savez comment ça va, pour plein de bonnes ou de mauvaises raisons, ou parce qu'on manque de maturité, (ou tout simplement parce qu'on est trop paresseux ou trop futiles pour changer vraiment les choses?) on s'est séparés, on a coulé, tous les deux, on a échoué. Mais vous savez, un mari, même un ex, c'est important, ça se soigne, ça se respecte. Ca s'estime. Il est le père de votre enfant, vous savez que c'est pas un imbécile et si vous prétendez le contraire, alors c'est vraiment que vous êtes de mauvaise foi. Si vous prétendez le contraire, alors vous admettez que vous avez été stupide d'épouser un connard, que vous avez été aveugle pendant le temps que vous l'avez mis à l'épreuve avant de passer voir Monsieur le Maïeur pour signer le contrat à durée indéterminée, et d'utiliser un de ses spermatozoïdes à des fins de procréation. Mais vous n'avez pas pu être aussi bête. Vous avez épousé un homme intelligent et respectable, et puisque ces qualités sont inaltérables, c'est exactement le même genre de gars que vous quittez.

Vous continuez votre chemin, les années passent, vous investissez dans votre boulot, vous élevez votre gosse, vous allez de l'avant et puis quelqu'un d'autre croise votre chemin et vous tombez amoureuse et vous vous dites qu'il faut bien vivre et prendre des risques et...

... et l'ex-mari est toujours là. Bien entendu qu'il est là ! Pourquoi faudrait-il l'ignorer? Et...

... vous le savez, qu'il déteste faire du shopping. Qu'il se sert d'une agraffeuse pour recoudre ses pantalons, et que ses slips finissent invariablement par ressembler à des toiles d'araignée, alors, quand vous passez chez Dod au moment des soldes, vous lui faites ses emplettes, deux fois par an, six ou douze slips. Des chaussettes aussi, des pulls bien chauds, des chaussures... ça ne prend que cinq minutes, vous connaissez sa taille, vous connaissez ses goûts...

... vous le savez aussi, qu'il adore faire brûler de l'encens. Alors vous lui en achetez à chaque passage dans le couloir de la Gare Centrale, là où il y a des hyppis attardés comme qui vous vendent ce genre de trucs pour pas cher. Vous savez aussi qu'il adore le théâtre alors vous lui dénichez des DVDs, et puisqu'il s'adonne désormais aux arts culinaires, vous lui procurez des plantes aromatiques à faire pousser dans sa cuisine et il y a aussi son aquarium et ses gadgets en tous genres... puisqu'il ne vous a pas remplacée, personne ne prend soin de lui, et puisqu'on est responsable de ce qu'on apprivoise, il faut faire de son mieux n'est-ce pas? On peut pas nier qu'on s'aime bien, il n'y a pas de raisons, on peut compter l'un sur l'autre même si on est pas toujours d'accord loin de là et...

... et vous espérez qu'il soit pleinement heureux, qu'il rencontre une chouette nana qui puisse le passionner, l'aimer comme il voudrait qu'on l'aime, s'occuper de lui et être une amie pour votre fils, et vous continuez votre chemin, cahin-caha, de votre côté vous aménagez avec un autre chouette gars que vous aimez vraiment beaucoup et qui vous fait un enfant et...

... votre ex vient vous voir à l'hôpital le jour de votre accouchement, chatouille votre bébé, serre poliment la main de votre jules, du père de la petite fille qu'il aurait propablement préféré vous faire lui-même. Dans un flash, vous vous dites que tout ça est finalement très con mais bon tant pis la vie continue et...

... l'ex-mari est toujours là. Il transmet plein de choses à votre fils, des bonnes, des moins bonnes à votre goût mais c'est pas si grave, vous savez que votre gamin est intelligent et qu'il saura faire la part des choses au moment voulu et que vous serez toujours là pour guider si nécessaire. L'ex-mari a aussi un effet apaisant lorsqu'il s'agit de discuter d'inquiétudes diverses au sujet de votre héritier. Comment réagir de concert lorsque ce dernier vous annonce qu'il a une petite amie? Est-ce qu'il ne serait pas temps qu'il commence à se raser? Mais l'ex-mari s'énerve quand vous commencez à lui parler de trucs pas forcément concrets, c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles vous l'avez quitté,et la vie continue encore, sauf qu'un jour, l'ex-mari perd la voix.

Une pharyngite, a dit le médecin. Tiens, c'est curieux, les antibiotiques semblent inefficaces, on va en essayer d'autres, mais l'ex-mari reste aphone, et rapidement, un tas d'autres petits et gros symptômes viennent confondre le diagnostic. La radio ne montre rien de spécial, voyons ce que l'ORL en pense... et la prise de sang? Et le scanner? Et le pneumologue? Et la biopsie? Quoi? Des tumeurs? Un cancer...??? Un cancer !!! généralisé...

L'ex-mari redevient mari pour le meilleur et pour le pire; a-t-il vraiment cessé de l'être depuis que plus jamais vous n'avez osé vous engager à ce point avec qui que ce soit d'autre? Lui-même a-t-il jamais cessé de vous désigner en souriant comme "sa femme"? Il n'est absolument pas envisageable de perdre cette guerre, quoi que disent les médecins, et on s'en tape des pronostics. Vous avez besoin de lui, votre fils a besoin de lui, et rien ne résiste à la volonté. Cher et tendre époux, tu vas t'en sortir et t'es certainement pas tout seul.

Et comme dans toute guerre, on établit des stratégies. Une série d'examens à l'hôpital et tout se passe bien, les choses ne sont pas aussi désastreuses que prévu, on calme les quintes de toux, on soulage l'essoufflement. Le mari se sent mieux, reprend espoir après le choc du diagnostic, et il a raison, parce qu'il est hors de question de se laisser abattre. Et parce que vous êtes fondamentalement croyants, malgré votre indignités, vous adressez des prières insistantes à Dieu et il faut aller de l'avant, même si c'est dur. La vie n'est pas un long fleuve tranquille.

Une chimio, puis une deuxième, et votre mari souffre. Ce gars que vous avez épousé costaud comme un roc devient aussi fragile qu'un petit enfant, constamment essouflé, fatigué, nauséeux, mais c'est un battant qui ne perd pas de temps à se plaindre plus que nécessaire, il est courageux, sans doute plus courageux que vous ne le serez jamais, c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles vous l'avez épousé. Votre job, en ce moment, c'est de trouver le moyen de lui apporter quelque chose sans lui casser les pieds. Et de trouver un équilibre entre tout ça et votre vie et les enfants et le boulot, ni plus, ni moins. Vous savez où sont vos priorités, et...

Une troisième, une quatrième cure et vous ne le reconnaissez plus du tout. Que faire, que dire? Il ne faut pas qu'il se décourage, c'est un sale moment à passer mais c'est nécessaire, allez, vous savez qu'on peut lui faire confiance et qu'on peut faire confiance en Dieu. Votre mari, tout ex qu'il est, ne peut pas se permettre de baisser les bras, c'est hors de question. Bientôt il pourra respirer mieux. Bientôt il sera en meilleure forme, allez, continue. Un jour à la fois, t'as rien à perdre. Aie confiance...

Et... oui, lentement, ça va mieux. Terminé la chimio: on attend, mais vous êtes tranquille, vous savez que tout ira bien. Votre mari revit enfin: il sort, se promène, retrouve son appétit, son sourire, bravo, le résultat du scanner est excellent, admirable, miraculeux. Sacrée baffe qu'il lui a collée, à son cancer. Vous êtes fière de lui, vous remerciez Dieu les yeux remplis de larmes, c'est une rémission et on s'en tape des pronostics des médecins, on va de l'avant, on va pas se laisser abattre. La vie continue et...

... notre prochaine misson, c'est de tester le restaurant japonais de la rue de la Vierge Noire.

 

01.09.2008

Cendrillon?

Chers Lecteurs,04b3abf7511a4349391e91c56b97b109.jpg

J'ai la nostalgie de mon enfance au point de toujours aimer barbouiller les murs. Le plus difficile, ce n'est pas de peindre, non. Le plus difficile, lorsque vous avez été bien élevé, c'est de balancer un coup de pied à votre belle éducation et au principe sacré que nos mères nous ont inculqués: "On ne dessine pas sur les murs" !

Ah ouais? Et pourquoi pas?

En effet, Chers Lecteurs, je n'ai pas trouvé de bonne raison pour ne pas sauter le pas entre le formatage effectué durant l'enfance, et pour ne pas assouvir ma légitime envie de couleurs sur ces murs tristes et blancs. Prout, je dessine dessus !

Deux arbres extra-terrestres ont déjà envahi les murs de la salle à manger. L'un d'eux vous regarde avec ses multiples yeux ronds équarquillés, l'autre, réalisé par Pounette, joue aux Arlequins. Il y avait encore un bel espace à combler, j'ai eu une envie subite de le gribouiller et pour me conseiller, je ne pouvais rêver mieux que de m'adresser à... Cendrillon. (C'est la fille, là, sur la photo).

Et bien ma Miss, elle est toute douce et toute ronde, elle a des yeux qui pétillent en permanence, des sacs et des chapeaux marrants. C'est une artiste, voyez-vous? Elle a étudié aux Beaux-Arts et tout et tout, elle est à la fois "vendeuse" dans un magasin de loisirs créatifs à Tournai, prof pour adultes handicapés, restauratrice de château, metteuse en scène de théâtre, décoratrice de vitrines, coach artistique,... bref, vous voyez le genre quoi (le genre qui-dort-pas :-), c'est une fille qui allie le bohème-chic à la sensibilité. C'est aussi ma fée à moi, parce que quand j'étais pas bien, elle venait avec une baguette magique. Elle est aussi la marraine de ma petite fille.

Donc j'ai demandé à Cendrillon, puisqu'elle venait ce dimanche, d'apporter avec elle quelques belles couleurs d'acrylique, parce que j'avais un mur à décorer (Merci Phil pour ta patience !). Et elle a débarqué, avec deux sacs remplis de peintures et de pinceaux. Yooo !

Moi: Comment on fait un rond bien rond? Je voudrais faire un aquarium...

Cen: Tu le veux comme si il sortait du meuble?

Moi: Oui, c'est ça, juste là, mais regarde, mon trait n'est pas rond, là...

Cen: Attends je vais te montrer, il faut plus de souplesse dans ton mouvement...

Et puis, j'ai reçu plein de conseils, sur la manière de nuancer, de tracer, de mélanger les couleurs directement sur le support. On peignait chacune de notre côté, je lui ai confié les finitions d'un des arbres des murs du salon après qu'elle ait travaillé la grosse feuille mauve où se loge la grosse chenille verte. Je vous passe le détail de nos conversations très terre-à-terre, portant sur la taille du sexe de Cali, ou sur l'opportunité d'être soi-même à 100% et de ne dire que ce qu'on pense, quand on le pense. L'après-midi a filé comme une étoile, normal lorsqu'on est en compagnie d'une fée.

Si vous le désirez, vous pouvez, tout en écoutant Kamelot, jeter un oeil sur les photos prises par nous durant toute cette mémorable après-midi. Merci mille fois Cendrillon, j'ai pas fini de barbouiller les murs, je suis impatiente de remettre ça avec toi !

63eb4a5a33672251d382e4460ad032c4.jpg3c545ad0f5b1c4563900cc9b6b54e0be.jpgd9a878f4d8d958b6c7a84af0ec5779ad.jpge0a9efa37d4750104031332154403ae1.jpg

 

 

25.02.2008

Une nuit comme les autres

(Juin 2007 - à ma petite Charlotte)9f794d8b8e37954d21eaa68f77750e81.jpg

Tes petits cris percent la nuit, et je m'éveille immédiatement. Ne crains rien, je t'aime, je suis avec toi. Quelques pas me séparent de ton petit lit, je vais te chercher et je te ramène au chaud, dans le mien. Je dégraffe mon pijama et toi, la bouche déjà ouverte, tu happes téton qui se présente sous ton nez. Le lait coule dans ta gorge, je t'entends l'avaler avec gourmandise, tes petites mains entourent le sein que tu tètes et un petit soupir vient de temps à autres interrompre tes déglutitions. Tes petits doigts serrent et griffent, je te retrouve petit animal qui déguste sa proie.

Je me laisse aller à mes émotions, à tout cet amour que j'ai pour toi et qui déborde avec le lait, j'embrasse ta petite tête, doucement, pour ne pas te déranger pendant ton repas. Je m'enivre de ta douce odeur de bébé. Je t'écoute boire, respirer dans mes bras, je savoure cet instant d'intimité, ta peau contre la mienne dans le silence de la nuit.
Ces litres de lait que je fabrique pour toi, mois après mois, qui te font vivre et grandir, c'est de l'amour liquide, de la tendresse mouillée, ce que j'ai de meilleur à te donner, et je suis heureuse de t'en voir aussi friande. Mais voilà que ton rythme ralentit. Tu tètes moins fort, tes doigts desserent leur étreinte. Repue, blottie dans ma chaleur, tu t'assoupis, encore une gorgée ou deux, et ta respiration devient profonde et régulière. Tes petites mains glissent sur mes seins, endormies elles aussi. Il faut que je te ramène à ton petit lit à présent, mais je ne peux m'y résoudre. Je respire ton haleine sucrée, tes draps doivent être froids à présent.
Et si tu terminais la nuit à côté de moi, dans mes bras? Une fois encore...

22.02.2008

Hommage à Pop

Cher Pop,

Jamais vous ne vous serez douté que je vous avais affublé de ce surnom. Vous étiez l'eau, j'étais le feu. Chacun de nous se sentait seul, on s'est souvenus l'un de l'autre, on s'est retrouvés, et on s'est tenus compagnie face à face, en travaillant, toute la journée. Vous, en costume cravate, moi, en n'importe quoi.

Tout en vendant nos composants, vous m'avez raconté votre enfance en Hollande, la guerre, votre père entrepreneur, votre voyage aux USA et votre diplôme de l'école d'hôtellerie. Je vous ai imaginé garçon de café, et je ne vous en ai que plus admiré. Nous avons discuté histoire, religion, politique. Vous m'apportiez parfois un croissant le matin, et moi je vous offrais des cookies. On s'inquiétait l'un de l'autre.

Mon petit patron, vous êtes quelqu'un de droit, de gentil, de juste. Vous êtes intelligent et intéressant. Je regrette que votre départ en retraite me prive désormais de votre présence quotidienne, de vos histoires et de vos anecdotes, de vos conseils: vous me manquerez beaucoup.

Merci pour cette année passée en votre compagnie. Nous avons bien travaillé, et la volonté de gagner votre estime a compté pour beaucoup dans mes motivations.

Merci de m'avoir engagée, de m'avoir fait confiance. Grâce à vous, à votre esprit d'entreprise et à votre bonne gestion des affaires, nous continuons à travailler dans une ambiance sereine et avec enthousiasme, à servir toujours plus de clients partout dans le monde.

C'est en pensant à vous que nous nous investirons dans notre travail.

A bientôt, venez nous voir et travailler avec nous quand vous voulez, aussi souvent que vous le voulez.

------------------------------------------------------------------

C'est principalement Paul McCartney et John Lennon qui m'ont appris l'anglais. Séparément: pas en tant que Beatles. Ils étaient bien meilleurs chacun de leur côté, surtout Lennon.  Vous connaissez cette ballade de Paul? Elle est très jolie.