10.12.2009
Pauvre Stib - Mais il est où Whalid?
Chers Lecteurs,
Lundi après-midi, à la station Hankar, une gentille petite dame reste perplexe devant l'affreux arrangement de portails automatiques récemment installé dans le hall d'entrée.
Sa carte de métro en main, hésitante, elle avance à petit pas vers ces engins inspirés directement de la guillotine (t'as pas ton ticket j'te coupe en deux !) et je m'apprêtais à lui expliquer que c'était juste laid mais pas méchant et qu'elle pouvait passer et pointer sans risques (quoi que...), lorsqu'elle a interpellé un des six bonshommes en gris qui font le pied de grue de l'autre côté de la nouvelle barrière électronique, en haut des escalators, pour vérifier si vous avez bien validé votre ticket avant de pénétrer dans le sanctuaire...
La petite Madame (toute polie): "Monsieur ! S'il vous plait! Je dois passer par où?"
L'homme en gris (crâneur, avec un rictus condescendant): "Hé ! Vous prenez jamais le métro?"
La petite Madame (intimidée): "Si, mais excusez-moi, ça fait un petit moment que je ne suis plus venue ici..."
L'homme en gris (désignant la porte automatique la plus proche): "Vous passez ici, et vous validez votre carte là"
La petite Madame (impressionnée): "Merci... je ne connaissais pas... c'est quoi tout ça?"
L'homme en gris (carnassier du dimanche, tout imprégné de l'importance de sa fonction, désignant du menton l'engin infernal): "Ah ! c'est pour lutter contre les fraudeurs ! (ricannant, avec une pointe d'héroïsme) Ca ! Nous on lutte contre les fraudeurs !"
Il part rejoindre ses collègues d'un pas nonchalant, je l'ai fusillé du regard mais il ne l'a pas remarqué. Moi ce qui me plairait, c'est qu'on lutte contre eux, ces fainéants qui ne font que papoter par demi-douzaines entre deux rames de métro, qui vont griller des clopes, ou qui font des commentaires sur les gens qui passent... en attendant que s'arrête le train suivant. Ils encerclent alors courageusement les issues en surface, et, revêtus de l'autorité conférée par l'inscription "Ticket Inspection" écrite en grand sur leur blouson, ils vérifient consciencieusement si chaque voyageur a bien déboursé de quoi payer sa course. Et de quoi payer leur salaire, aussi.
Les amendes sont salées, il en faut, des sous pour financer leur présence. Je ne peux m'empêcher de me souvenir de ce que Radio Stib diffusait sur ses ondes il y a quelques semaines, d'une voix suave: "Nous vous rappelons que la mendicité est interdite dans l'enceinte du métro... nous vous demandons de ne pas l'encourager..." quelque chose du genre. On avait même prévu de raccompagner les SDF jusqu'à la sortie, dans le froid de l'hiver... Ils font tache, voyez-vous... Cachez ces mendiants que nous ne saurions voir et remplaçons-les donc par des rapaces autorisés, vêtus comme des fossoyeurs, mendiant légalement de quoi payer leurs bavardages et leurs clopes grillées entre deux arrivées de voyageurs. Ca oui ! Faut lutter contre les dangereux fraudeurs, contre les mendiants puants, non mais !!!
-------------------------------------------------
Hier, Simonis, 18h30.
Une autre bande de nuisibles pénètre dans le wagon où je me suis installée. A vue de nez, ceux-ci ont entre 14 et 17 ans. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils disposent d'un titre de transport en bonne et dûe forme, style abonnement scolaire remboursé à 50% par la Communauté Française. A cet âge là, on est toujours scolarisé n'est-ce pas?
Ces jeunes n'empruntent pas les transports en commun pour se déplacer d'un point à l'autre, mais pour embêter les autres usagers: par exemple en ouvrant toutes les fenêtres, en fumant un joint, ou en nous faisant profiter des sons pourris qui sortent à plein tube de leur coûteux GMS - là vous avez intérêt à aimer le Rai / le Rap / le RnB (biffer la mention inutile) si vous ne voulez pas vous sentir incommodé.
Ceux qui ont empoisonné ma rame de métro hier portaient tous des jean's et des casquettes (uniformes modernes, signes d'appartenance à une bande quelconque). Ils n'ont pas transformé le compartiment en discothèque mais dès que la sonnerie des portes a retenti, un de ces dadais nocifs en a bloqué la fermeture de son pied. Son pote s'est écrié:
- "Hé ! Appelle Whalid ! APPELLE WHALID !"
(gloussements incontrôlés des trois ou quatre autres agités du bulbe qui les accompagnent)
- "Passe-moi ton GSM ! Passe-moi ton GSM !!"
- "Hé TA GUEULE, putain connard !"
(quelques baffes et coups de pieds amicaux entre potes, nouveaux gloussements - ils se déplacent à grand pas dans le compartiment)
Deuxième sonnerie, les portes essayent vainement de se fermer. Le grand dadais qui bloque le tout de son pied roule ses mécaniques, agressif et provocateur:
- "Hé moi j'm'en fous, j'attends mon pote !"
- "Hé ! IL EST OU WHALID?"
- "APPELLE-LE J'TE DIS !"
- "Hé, Fils de PUTE !"
Les jeunes débiles méchants donnent des coups dans les vitres, moitié hilares, moitié menaçants. Deux d'entre eux semblent concentrés sur le téléphone portable d'un troisième... ils essayent sans doute toujours de joindre Whalid? Pourvu qu'on le trouve... il serait temps que le métro parte maintenant.
Troisième tentative de fermeture de portes. Cette fois c'est à coup de pied que le dadais les maintient ouvertes. Ricanements, gloussements, grossièretés. Je regarde ces êtres pitoyables avec effarement: des aussi cons, j'en avais encore jamais vus. Leur mère ne leur a donc jamais appris à respecter le bien public et la tranquilité d'autrui? Leur père ne leur a donc jamais collé une baffe quand il fallait?
- "Putain, fait chier"
Enfin les portes se ferment, mais pas tout à fait: on aperçoit une fente dans le joint massacré à coups de pieds du ballot qui faisait de la résistance.
La rame démarre et c'est la fête: deux de ces nigauds continuent à jouer avec leur GSM pendant que les autres tapent dans tout ce qu'ils trouvent à la manière de chimpanzés, tout le long du wagon. C'est l'extincteur qui fait particulièrement les frais de leur délire: un petit con plus malin que les autres enlève la vitre de protection de l'engin et la balance par la fenêtre sans se demander si ça va pas compromettre la circulation du métro suivant.
(Mais ça les amuserait énormément si c'était le cas)
- "Oh Putain ! Oh PUTAIN !"
Entre leurs jappements, leurs insultes vulgaires à tout bout de champ et leurs provocations, je décide de changer de voiture. On s'arrête à Bockstael, je sors, j'entre dans la suivante. D'autres passagers font de même. Si on s'y mettait tous ensemble pourtant, on serait assez forts pour les déculotter tous et leur coller une fessée dont ils se souviendraient toute leur vie...
Evidemment, personne dans les parages. La Stib n'a sans doute pas assez d'argent pour financer la prévention de ces nuisances, les contrôleurs de billets et les agents supposés reconduire les mendiants à la sortie coûtent déjà assez cher...
Arrivée à Roi Baudouin, où une équipe de 4 hommes en rouge (dont je connais ni le titre ni la fonction, mais qui sont employés par la STIB si l'on en croit l'inscription sur leur gilet rouge) patrouillent en papotant. Une des passagères de mon wagon leur met le grappin dessus. Je passe près d'eux lorsque j'entends qu'elle leur explique que..
"... et ils ont cassé la protection de l'extincteur et l'ont jetée par la fenêtre, et ensuite..."
(Et ensuite moi j'ai changé de wagon...)
Je me retourne, quelques pas plus tard. Les hommes en rouge passent la tête par la porte du wagon vandalisé. J'ai l'impression de les entendre penser: "Faudra penser à remettre une nouvelle vitre de protection à l'extincteur tiens..."
Puis, je continue mon chemin.
---------------------------------------------------------
Les nouveaux portails anti-fraude et les "Ticket Controlers" , ça va aussi empêcher les tentatives de racket? Parce que notre fils, il y a quelques semaines, s'est vu interdire l'emprunt de l'escalator à Roi Baudouin, sauf si il donnait "quelque chose"...
08:46 Publié dans Pauvre de moi, Pauvre monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stib, insécurité, bandes urbaines, contrôleur, fraudeur, métro, portes automatiques
26.12.2008
Le 11 septembre, c'était quoi, au juste?
Chers Lecteurs,
Le 22 octobre 2008, le député Yukihisa Fujita a fait une nouvelle déclaration sur le 11/9 en séance parlementaire. C'est la deuxième fois cette année que Fujita exprime ses doutes sur le 11 septembre 2001 devant la Diète (assemblée) du Japon.
Une vidéo présente aussi quelques slides du diaporama de Richard Gage exposant les preuves de démolition contrôlée des tours jumelles et de la tour N°7 du World Trade Center.
Dans un court documentaire diffusé en 2005 sur la chaîne néerlandaise Nederland 2, deux éminents hommes politiques et ex-ministres européens, Michael Meacher et Andreas von Bülow, émettent de sérieux doutes sur la version officielle des évènements du 11 septembre 2001 et sur ce que l’Administration Bush appelle ‘La guerre contre le terrorisme’.
Invité de l'émission "Le Storie" sur la chaîne de télé publique Rai 3 le 31 janvier 2008 pour présenter son ouvrage d'investigation "Zéro. Pourquoi la version officielle sur le 11 septembre est fausse", l'eurodéputé-journaliste italien Giulietto Chiesa y défend ses positions sur les attentats du 11 septembre 2001 et explique pourquoi il milite pour une nouvelle enquête sur cette tragédie.
(source: reopen911.info)
Vous trouverez un de ces reportages à la fin de ce billet, il est temps que nous nous posions les bonnes questions car... ce 9/11 aura changé la donne, la face du monde. Influencé nos vies, nos quotidiens, nos voyages en avion, nos transactions bancaires... Est-ce que ça ne mérite pas qu'on garde l'esprit critique et qu'on prenne la peine d'écouter les voix de plus en plus nombreuses qui hurlent à l'imposture?
En vérité, lorsqu'on en réalise l'ampleur, alors on se dit que nous sommes perdus, la démocratie n'existe déjà plus, nous sommes en train d'en vivre les soubresauts et les blogs comme celui-ci sont voués à la destruction au paradis des données informatiques.
Maintenant, qui pourra arrêter le processus? Et même si on pouvait, comment avoir de nouveau confiance en un gouvernement quelconque? Et quid du rôle des médias? Le mensonge a-t-il des limites?
Pour l'allégorie: dans les wagons les menant aux camps, les Juifs refusaient de croire qu'ils allaient y être gazés et incinérés. Tout simplement parce que ça leur semblait inimaginable et inconcevable. Et nous, allons-nous continuer à penser que l'inconcevable ne peut se produire? Nos gouvernements nous ont déjà largement donné les preuves qu'on ne peut leur faire confiance pour représenter nos intérêts...
17:51 Publié dans Pauvre de moi, Pauvre monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 911, ogm, dictature
18.08.2008
Comment dompter son adolescent
Chers Lecteurs,
J'ai rapidement vu mon gentil petit garçon se métamorphoser en terrible et menaçant ado sans pitié. C'est traumatisant: non seulement d'une semaine à l'autre, il adopte une voix rauque et inquiétante, mais en plus, il semble oublier progressivement l'éducation la plus élémentaire qu'il a reçue les 13 premières années de sa vie et qui semblait très bien lui convenir jusqu'à présent. Zavez remarqué comment c'est émotif, ces jeunes-là? Il s'est produit des trucs surréalistes à la maison. Du style:
---------------------------------------------------------------------
Moi
: Edouard, je t'ai demandé de ranger ta chambre.
Edouard (concentré sur sa WII)
: Ouais.
Moi
: Vas-y maintenant, j'ai besoin que tu le fasses !
Edouard ![]()
: Ranger, ranger, toujours ranger, tu ne penses qu'à ça !
Moi: (qui ne suis pourtant pas une as du ménage et qui suis loin d'être maniaque)
: C'est le bordel intégral et faut nettoyer. Et compte pas sur moi pour ranger à ta place, c'est TON brol.
Edouard ![]()
: Alors t'as qu'à pas nettoyer.
Moi
: C'est ça oui. Bon, allez, va ranger ta chambre.
Edouard (montant les escaliers en rogne) 
: JE SUIS UN ESCLAVE !!
Moi (sûre de mon bon droit et abasourdie par tant de mauvaise foi)
: Un esclave?
Edouard (haussant le ton)
: Oui, je suis un esclave, on me fiche jamais la paix, et maintenant je dois ranger ma chambre.
Moi (le plus calmement du monde 
): Tu sais vraiment ce que tu dis? Tu sais ce que c'est, un esclave?
Edouard
: Oui, je sais ce que c'est, et je pense complètement ce que je dis: je suis un esclave, un vrai esclave !
---------------------------------------------------------------------
Vous en conviendrez avec moi, Chers Lecteurs, mon bébé trop vite grandi a complètement pété un cable: se comparer à un esclave pour devoir ranger son propre capharnaüm est plutôt hors de propos. L'entendre le dire de bonne foi laisse penser qu'il est absolument inutile d'essayer de raisonner sa progéniture: la crise hormonale aidant, ces petites choses réagissent au quart de tour et se prennent pour des philosophes incompris.
Il était donc urgent de changer de méthode pour se faire obéir si on ne veut pas provoquer des crises de nerfs à répétition, et j'ai pas envie d'en arriver à user mes culottes sur le divan d'un psy pour m'entendre dire que je suis une mère castratrice ou pire encore, allez savoir !!
J'ai joué le tout pour le tout, et j'ai payé de ma personne.
---------------------------------------------------------------------
Moi (dansant "Walk like an Egyptian" de mon plus beau profil)
: Edouard-faut-que-tu-ranges-ton-brol
Edouard (qui savait pas que sa mère était zinzin à ce point)
: ![]()
Moi (chantant d'un bon coeur ![]()
): Mon gros poussin à sa maman
il va ranger tous ses livres qui traînent partout.
Edouard (visiblement soucieux de ne pas me contrarier sans pour autant avoir l'air de capituler trop vite ![]()
): Heuuu... je peux finir ma partie, là?
Moi (Montrant mon profil le plus Cléôpatresque et souriant de toutes mes dents)
: Merci-Merci mon gros poussin. Walk like an Egyptian
. Les Bangles. Tu connais pas ça, hein? T'es trop jeune. Elle va encore durer longtemps ta partie? ![]()
Edouard ![]()
: Heuuu... non... heuuuu... je dois finir ce niveau-ci et...
Moi (entamant subitement un French Can-Can en Jeans et baskets - faut déstabiliser l'adversaire)
: Et puis tu sauves et tu files ranger, c'est bien ça? Ca va durer longtemps? ![]()
Edouard
: Heuuu... 3 minutes
Moi (prenant un air exagérément attendri) ![]()
: Fantastique, merci mon coeur (gros bisou sur la joue de l'intéressé
) le grand garçon à sa maman.![]()
Edouard (sur le point de téléphoner à un psychiatre ou d'éclater de rire, voire les deux
): Oui, heuuuu...
Moi (me dirigeant à reculon vers la cuisine en dansant la zoubida ![]()
): MAGNIFICO ! Merci d'avance mon gros poussin !
---------------------------------------------------------------------
Oui, il a rangé son brol, mais me regarde désormais d'un air suspect. De mon côté je compte bien recommencer: propre, net, sans conflit, et plutôt amusant, dans le fond.
Bon, sur ces bonnes paroles, Jeff Buckley.
21:45 Publié dans Décibels, Pauvre de moi, Pseudo-Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise d'adolescence
15.08.2008
Petites aventures ferroviaire
Chers Lecteurs,
Ce matin, j'ai rendu visite à l'un de mes clients préférés de l'autre côté de la frontière linguistique. Facile, merci la SNCB. Bruxelles-De Pinte... De Pinte-Gavere, quinze minutes de marche et le tour est joué ! J'ai profité agréablement de mon voyage et me suis détendue en lisant "Une journée d'Ivan Denissovitch" Alexandre Soljenitsyne. Oui, j'avoue, j'ai cécé à la curiosité suscitée par les médias à l'occasion du décès de ce personnage. L'Archipel du Goulag était dans la bibliothèque de ma mère, mais je n'avais jamais songé à l'ouvrir, c'est curieux. Je m'étonne d'ailleurs que ma mère ne m'ait jamais forcé à le lire, ce livre, à moi la communiste révolutionnaire de la famille...
Je crois avoir découvert la raison de mon dédain pour Soljenitsyne, en faisant le tour des auteurs, russes ou pas, que j'affectionnais particulièrement, ceux dont, comme Zola, Tchekhov ou Assimov, je me faisais une collection quasi exhaustive, ceux que je lis et relis. J'ai constaté que leur principal point commun est qu'ils sont tous décédés. Une exception notable: Bernard Werber (qui m'intéresse de moins en moins, ceci dit.)
Mais revenons-en à nos moutons. Dans le train.
A l'aller, donc, aucun souci.
Au retour par contre, un train passablement bien remplis, les banquettes presque toutes occupées et même quelques jeunes nonchalants chalands assis sur la plateforme. Je pénètre dans le wagon, allonge le cou et repère quatre places inoccupées sur la même rangée. Jubilation: je terminerai mon roman confortablement. Deux pas plus tard: perplexité. Ces quatre beaux sièges étaient occupés par... des valises qui, je le découvrai assez rapidement, appartiennent aux quatres personnes occupant, en vis-à-vis, les banquettes suivantes.
Mon regard fait quelques allers-retours entre les bagages d'un vert grenouille, et leurs propriétaires qui commençaient à se douter que j'en voulais à leur bien.
Moi (haussant un sourcil): C'est à vous tout ça?
Le petit gars qui me faisait face: Oui, pourquoi?
Moi: Ben, on sait pas s'asseoir !
Sa compagne (une fausse blonde bien en chair): Il y a d'autres places !
Moi (sortant la valise de la banquette): Ah oui? Je ne pense pas. Tout ça serait peut-être mieux sur le porte-bagages, non?
Le gars (se levant d'un bond pour m'aider à hisser le lourd bagage): On va à la mer, on peut pas prendre l'avion, hein?
Moi (abasourdie): Prendre l'avion pour aller à la mer? Qui parle de prendre l'avion? (La valise enfin à sa place): Voilà ! Merci.
La blonde un peu vulgaire: Elle dépasse là ! Elle va tomber !
Moi (tapotant sur les quelques centimètres de valise qui dépassaient du porte-bagage): Mais non, tout ira bien
Le gars (tel Ponce Pilate se lavant les mains): Ah ça, si elle tombe tant pis !
Je me suis assise et me suis illico replongé dans mon livre, la tête contre la vitre, trop heureuse d'en savoir plus sur le sort de l'infortuné Chokhov, ignorant les sarcasmes de ces mal élevés. J'aurais espéré qu'ils aient la jugeotte de débarrasser les deux autres sièges occupés par leurs souvenirs de Coxyde, mais bon, de toutes façons personne ne les a réclamés.
01:20 Publié dans Pauvre de moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Train, SNCB
04.03.2008
On ira... où tu voudras quand tu voudras...
Chers Lecteurs,
Il y a un fan de Joe Dassin au bureau, qui fredonne inlassablement les mélodies sirupeuses de ce crooner même pas beau décédé trop tard à mon goût. Pouah ! Joe Dassin, pardon pour les fans, c'est comme Edith Piaf, je zappe à la première mesure, plus vite que mon ombre, je les détecte au quart de tour et je les fuis. C'est comme ça, c'est comme les brocolis, j'aime pas, ça me fait horreur et ça ne se discute pas.
Mais revenons-en à mon collègue, qui, bien que Témoin de Jéhovah, pèche par excès de mesquinerie depuis qu'il sait que Joe Dassin me hérisse tous les poils. Et tout y passe: Siffler là-haut sur la coline et Les Ptits pains au chocolat la la la la... J'ai beau lui lancer de longs regards, tantôt furieux, tantôt lourds de reproches, j'ai beau me draper dans ma dignité la tête haute ou lui hurler "Ta gueule !", ce petit jeu semble l'amuser furieusement. Que faire? L'attaquer à coups de Claude François, ou pire, de Lara Fabian? Oh oui ! Gageons que je pourrai chanter "Je t'aiiiiime" avec une conviction telle qu'il finira par me supplier d'arrêter.
Pour me faire rêver un peu, j'ai visité virtuellement quelques unes des jolies maisons que je rêve d'habiter à Napier. Je vous ai pas dit? Je passe l'examen d'anglais international en mai prochain au British Council. Première étape pour accéder au statut de candidat officiel à l'émigration. Step by step...
Là-bas, personne risquera de me casser les oreilles avec Joe Dassin !
21:35 Publié dans Pauvre de moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Joe Dassin, Napier
19.02.2008
Lemon Curd
Chers lecteurs,
Grosse crise de nostalgie hier, en terminant le pot de Lemon Curd ramené du pays des Kiwis. Le coeur s'étirant au fur et à mesure que mon couteau étalait la confiture sur la tartine, j'ai eu envie de me promener encore au bord de l'Océan, d'écouter le roulis des vagues et se sentir le souffle du vent dans mes cheveux. J'ai eu la gorge serrée en me souvenant de Napier, ma ville coup de foudre, où je serai chez moi un jour, bientôt, encore deux ans, trois ans, peut-être moins.
Aujourd'hui, c'est pour Kiev qu'il me faut réserver des billets. Et il faudra ensuite aller jusqu'à Ternopol, le casse-tête pour les illuminés comme moi qui prétendent ne voyager qu'en transports en commun. Combien de temps encore, le trajet Kiev-Ternopol en train? Quoi??? 8 heures??? Oui, d'accord, je m'incline, on peut envisager la location d'une voiture sur place.
Oh et puis zut, après tout, à chacun son métier ! Je mets une agence de voyage sur le coup, ils organiseront ça mieux que moi.
Et puis, jetez un oeil sur ce que je vais voir au Bataclan, le 5 mars prochain... yeaaaaaaaaah beaaaaaaaaaah, dirait Edouard...
10:35 Publié dans Pauvre de moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ternopol, Kiev, Napier, Lemon Curd
16.02.2008
Quand les Rois Mages...
Chers Lecteurs,
Cette chanson de Sheila me trotte dans la tête depuis le matin, elle s'est faufilée dans les méandres tortureux de mon inconscient le plus pénible pour se faire entendre à nouveau, malgré moi. Je parviens parfois à la chasser (par exemple, quand je joue avec mes enfants) mais il suffit de me laisser seule et inoccupée un instant pour que la voix de la légendaire Annie Chancel ne se mette à raisonner dans les tympans virtuels de mes pensées. J'ai frissonné à l'idée que lorsqu'Alzheimer m'aura bien explosé les neurones, je ne me souviendrais peut-être plus que de ça ! Des Rois Mages en Galilée ! Et je ne pourrai rien y faire...
Oh ! Et qu'apprends-je? Notre ex-futur-ex-futur Premier Ministre Yves Leterme s'est autorisé une hémorragie interne à un bien mauvais moment ! Mais il n'aura pas le temps d'aller se reposer à Coxyde dans la maison de convalescence de la Mutuelle comme tout bon flamand en a la possibilité. Monsieur Leterme il faut qu'il s'y remette dès que possible, parce qu'il n'a encore pas fait grand chose paraît-il ! Sans lui, la crise se prolonge, dixit le Nouvel Obs! En corollaire: si il passe sous le tram, c'est fini, le pays explose, donc. Comme en ex-Yougoslavie, Boum ! Les casques bleus vont débarquer pour tenter de rétablir l'ordre dans les Fourons où la situation est particulièrement grave. Les pacifistes iront manifester dans les rues de Berlin ou de Londres contre les frappes de l'Otan à l'uranium appauvri dans le Borinage, où la guérilla fait rage...
Mais ils ont fait quoi, pendant tous ces mois? Si Monsieur Leterme travaillait dans le privé, ils se serait déjà fait virer pour inefficacité chronique et manque d'organisation. Il n'est encore arrivé à rien, il n'a encore rien fait, et pourtant il est indispensable. Oh bon sang, ça serait triste si la Belgique éclatait: nous sommes la patrie du surréalisme !
Oh Zut ! Voilà Sheila qui revient. Il me faut saisir mon lecteur MP3. Within Temptation, ça vous va? A moi bien... Ca correspond à mon état d'esprit à vrai dire.
23:50 Publié dans Pauvre de moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sheila, Annie Chancel, Rois Mages, Within Temptation, Leterme




